Dans notre société aujourd’hui tout va vite, très vite… Nous n’avons pas acheté le dernier smartphone à la mode qu’un nouveau plus performant arrive sur le marché. Nos enfants n’ont pas encore appris à marcher qu’ils ont déjà appris à se servir d’un smartphone. Les jeunes rentrent dans une entreprise et aiment à croire qu’ils savent mieux gérer l’entreprise que leur patron, ils ont à peine appris à conduire qu’ils vont trop vite sur les routes. Nous entamons des projets que nous ne finissons pas parce que cela ne va pas assez vite…

En fait, dans notre course à l’industrialisation et au confort, nous nous sommes coupés de la nature et si nous regardons la nature, elle a des cycles. Chaque cycle amène quelque chose de particulier. Il y a le printemps où tout pousse, car la sève monte vite et puissamment, l’été où la sève continue de pousser pour aller au plus haut, l’automne où la sève revient vers la terre en douceur et l’hiver où elle reste bien au chaud dans la terre.

C’est comme si nous vivions notre vie coincée dans le cycle du printemps ou de l’été quel que soit notre âge ou quel que soit le moment de notre vie. Et nous nous étonnons que nous sentions mal et stressés ? Nous ne prenons ni  le temps de vivre, ni le temps d’apaiser notre mental ou ni le temps de reposer notre corps. C’est comme si nous étions en voiture et que nous roulions tout le temps sans jamais nous arrêter… D’après vous, en agissant ainsi votre voiture tiendrait-elle le coup longtemps ?

 

brûler les étapes, un temps pour tout

 

Je vois beaucoup de personnes qui veulent changer de métier. J’ai remarqué que beaucoup d’entre elles veulent aller plus vite que la musique en respectant la tendance actuelle. Elles ont à peine appris les bases techniques de leur nouveau métier qu’elles veulent en faire leur métier ou avoir un poste à responsabilité dans celui-ci. Bien souvent ces personnes manquent de ce que l’on appelle l’expérience. Cette fameuse expérience que nous avons tous et toutes tendances à jeter à la figure de nos adolescents pressés qui se prennent pour des adultes. Le plus drôle dans cela, c’est que nous le faisons tous et toutes régulièrement dans nos vies, nous sommes des adolescents dans de nombreux domaines et nous nous prenons bien souvent pour des maîtres.

Dans cette quête constante de vitesse et de résultats, nous nous sommes coupés de la nature, mais surtout de notre propre nature. Et quand nous sommes coupés de ça, nous nous prenons pour quelqu’un d’autre que nous et de là naissent des erreurs de parcours, des non-résultats et du stress encore plus grand.

Pour sortir de ce cycle non-vertueux, nous pourrions réapprendre à prendre le temps. Il nous suffit pour cela de faire des choses simples, très simples : observer la nature et nous observer. En prêtant attention à la nature, à son rythme, à notre corps… Nous redonnons de l’importance à ce qui va dans le sens normal de la vie, à un rythme correct pour rester en santé et plein d’énergie. Petit à petit, nous nous reconnectons à l’essentiel et nous arrêtons de nous laisser emporter par des besoins inexistants conçus de toutes pièces par notre société. Et vient enfin le moment où nous réapprenons à prendre le temps qui est nécessaire à toute chose.

Nous voulons tous et toutes réussir dans ce que nous entreprenons. Malheureusement dans la société d’aujourd’hui, où nous avons appris à aller vite, nous brûlons les étapes et nous nous mettons en situation d’échec. Avant d’entreprendre quoique ce soit et de vouloir être arrivé avant d’être parti, prenez le temps nécessaire à vous reconnecter à votre être profond. Lui seul pourra vous guider vers le meilleur pour vous au rythme qui est le vôtre. Chaque être sur cette Terre est différent et selon les projets qu’il a, il ne pourra jamais aller au même rythme. La nature est en fait très simple, elle vous demande simplement de vous écouter pour rester dans le flux de la vie plutôt que d’essayer de ramer à contrecourant. Il est bien plus facile de se laisser porter par le courant en donnant un coup de rame quand il est nécessaire pour arriver facilement à bon port.

Alors préférez-vous continuer à ramer à contre-courant pour aller vers quelque chose qui ne vous correspond pas vraiment, ou préférez-vous aller vers le meilleur pour vous en profitant du paysage ?

Nadia Marty

 

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